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Écrivain ; 2002 : Variations de pensées

Publié le par Ducarouge Lenaïc

Le dessin et la peinture n'étaient que des échappatoires durant quelques années. Ma vision d'un monde imaginaire ne voulait pas s'octroyer les barrières de cet art que je ne maîtrisais pas et que je ne comprenais pas totalement. Aujourd'hui, peut-être, arriverai-je à comprendre pourquoi telle ou telle chose est plus belle qu'une autre. Personnellement, lorsque je ressens de la vie dans une Œuvre, je la trouve forcément jolie. C'est peut-être folie et fausseté, mais je ne puis le savoir, étant donné que je ne suis ni un esthète, ni un artiste du crayon et du pinceau.

Devant la mort d'un être cher, je ne voyais dans le dessin qu'une futile manière d'honorer cet être que je chérissais plus encore que ne me l'imaginais. Il n'était pas moins qu'un confident – canin, certes, mais ami tout de même. Faire un dessin de lui ne lui rendait, à mes yeux, nullement justice. Il n'était pas qu'image, il était pensées, faits, gestes, sagesses. Bien qu'il ne put me parler jamais, mon cœur et mon âme avaient la sensation qu'il avait toujours proféré des sentences bien plus grandes que celles entendues, et maintes fois rabâchées, de mes professeurs.

Je sais aujourd'hui que ces pensées ne venaient pas de lui, mais de moi-même.

 

Il me fallut écrire. À dix ans, il me fallut écrire.

Non pas pour le bien de cet animal mort et disparu. Non pas pour ma famille qui ne s'en souciait, alors, guère. Non ! Pour mon propre bien, pour que mes pensées, si frivoles, si difficilement compréhensibles et si compactes, s'aèrent.

En sixième, j'avais alors onze ans, je commençais à écrire un conte – car je rapproche cette histoire plus d'un conte que d'un roman. Quinze pages ne fondaient qu'un plan médiocre d'une histoire futile et sans intérêt. Bien qu'un ami – que je ne vois plus désormais – avouait qu'il avait aimé (n'avait-il pas le même âge que moi ? un an de moins même !) un an plus tard, je ne me laissais pas berner. Je ne me souviens même plus du titre, peut-être est-il resté le même : Liberté. Toujours est-il que je le savais : si je laissais cette histoire à ce stade d'écriture, la honte tomberait sur moi, sur ma famille, sur le monde, sur tous les haricots vengeurs de la galaxies !

J'entrepris, en cinquième, de corriger et de prolonger une histoire qui me tenait énormément à cœur. Sans dire qu'elle était une part de moi, elle faisait entièrement partie d'un rêve que j'escomptais grand et beau. Une folie, peut-être, mais plus ou moins celle de tout enfant digne d'être pris pour un enfant ! Songe des songes, quand la mer te ronge, tu perds l'âme si belle que tu t'étais empressé de créer par ces jeux et grimaces...

L'alter-ego faisait plus parti de moi que je ne le pensais. Je crois que ce fut le premier titre que je fus le plus fier d'avoir trouvé. Il désignait tout ce qui était le plus difficile à saisir chez Maxime (le héros de cette trilogie) : double, étrange, dangereux et difficilement accessible. Enfin, le pensais-je à l'âge où j'étais : aujourd'hui je sais que ce Maxime n'était pas si difficile à comprendre. À cet âge où je me disais qu'écrire sur ce sujet était nouveau, parfait, incroyable ; si, si, si différent de tout ce qui avait été vu jusque-là ! Nul doute que ce que je pensais était faux, mais que pouvais-je y faire, je n'étais que noyé dans une onzième année, en cinquième, classe dans laquelle j'ai pu enfin connaître plus en profondeur une des personnes qui marque encore ma vie aujourd'hui. Et puis, l'écriture était un exutoire des plus probants, à mon propre étonnement. Je respirais enfin l'air frais du monde : pour un jeune enfant de onze ans, cela signifiait vieillir trop vite. L'écriture de ce deuxième livre était, somme toute, la vision que ce vieillissement provoquait en moi : d'une part ma jeunesse – incarné par cet alter-ego et ses désirs – et ce côté adolescent qui naissait – incarné par Maxime.

La même année, non content d'avoir terminé la réécriture du premier, et l'écriture du deuxième, je me suis attaqué au troisième, que je nommais assez rapidement Le Commencement. Autant l'histoire du deuxième me plaît encore aujourd'hui – étant donné que l'intrigue n'a presque pas changé avec les années – autant celle du troisième a été un désastre planétaire, si bien qu'on a dû voir l'explosion de mon esprit – en le relisant – à des kilomètres !

L'année de quatrième m'a surtout permis de réécrire les trois histoires et de les relier plus clairement les unes aux autres.

couvertures de la trilogiecouvertures de la trilogiecouvertures de la trilogie

couvertures de la trilogie

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L
Puis-je avouer que je n'ai aucun souvenir de ces versions. A part qu'il y avait de joli dessins (si si ^^).
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D
Je t'assure qu'il y avait déjà beaucoup de choses dans ces versions, surtout fin 2004, quoi que tu en dises. Les dessins faisaient complètement parti de la version 2002, ce qui n'a rien à voir (enfin, ça a à voir, mais je ne préfère pas en parler, parce que, comme je le disais dans un des premiers textes du blog, ça ressemblait plus au power rangers qu'à ce que je fais aujourd'hui !!! MDR)