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Écrivain ; 2006 : Dans la gueule du dragon

Publié le par Ducarouge Lenaïc

Bien qu'en cours d'année scolaire, je peaufinais et terminais Le Sombre Minuit, dans mon esprit naissait l'histoire qui devait clôturer l'épopée de mes héros. Dès lors je savais que je devais lui trouver un titre. Le Pouvoir des Dragons paraissait être le titre le plus probant.

Et étant donné que le septième roman devait suivre – je comptais alors l'appeler Les Enfants du destin – je nommais ce cycle de sept romans Destiné, et je renommais le roman qui portait initialement ce nom L'Enfant Prodige. Je conçois que cela peut paraître assez difficile à comprendre et à suivre, mais c'est ainsi que naquit cette histoire qu'un de mes amis suivait d'un œil vif, et que je ne faisais que mettre en place.

À la fin de l'année de seconde, j'ai donc débuté l'écriture du livre Le Pouvoir des Dragons, m'étant donc en pause l'écriture du roman Le Sombre Minuit, dont je savais déjà le dénouement.

Encore aujourd'hui je m'en mords les doigts. 360 pages non travaillées, sortant simplement de mon esprit, sans plan, sans rien pour préparer ce qui était et restera un des romans les plus difficile à écrire pour moi. Pas moins de quatorze personnages POV et presque autant de personnages importants. Autant aujourd'hui, il y a le même nombre de héros dans cette histoire, autant les personnages POV ont été réduit à quatre ou cinq.

Affronter un pavé à la lecture est toujours étonnant, et d'ailleurs, on se dit qu'on n'y arrivera jamais. Puis, avec les pages, quand on dépasse la moitié, on se demande pourquoi on va si vite, pourquoi on se met à espérer que cela sera plus long ! C'est un petit bonheur, en tant que lecteur, de sentir ce genre de sensations en lisant un bon livre.

Mais... mais ! quand vous écrivez, que vous rédigez un roman aussi long que 360 pages – à l'ordinateur cette fois-ci – vous ne vous attendez pas aux nombres exact de pages qu'il vous reste à écrire, aux nombres de choses qu'il vous reste à conter. Contrairement aux autres romans, je me trouvais en présence d'évènements disparates et parfois séparés par des dizaines et des dizaines de pages. Je devais relier les choses, sans m'en rendre compte : ce que je faisais avec rigueur et acharnement. Néanmoins, il est vrai, je ne pouvais m'attendre à dépasser les 300 pages. Le Sombre Minuit n'allait pas dépassé les 150, alors je n'imaginais pas en arriver au nombre de 360 !

Je fus rapide : trois mois. Mais je fus inconstant dans ma manière d'écrire...

Lorsque je relis ce que j'ai fais, je n'arrive pas à rire. Car je sens que cela faisait parti de ma vie. Mais face au roman Le Sombre Minuit, ou à L'Enfant Prodige (nommé initialement Destiné), il existait une grande différence, et Le Pouvoir des Dragons restait bien en-dessous de mes exigences d'alors.

Ah ! J'étais fier de l'avoir terminé ! Mais la fierté est un péché bien trop grand pour l'écrivain. Il doit rester humble pour mieux appréhender sa manière d'écrire et ses erreurs. Et il est vrai que le nombre d'erreurs et de « trucs à vomir » dans Le Pouvoir des Dragons étaient assez nombreux pour faire en sorte que toute la fierté dont j'avais fait preuve ne devienne que honte... et qu'un pugilat immense éclate à cause de moi !

J'ai fermé ce livre pendant longtemps, certainement parce que je ne pouvais accepter de reprendre quelque chose qui allait me prendre des heures et des heures, et certainement plus de mois que ceux que j'avais pris pour l'écrire ! Il me semblait que c'était une mauvaise blague et je me détournais, pendant quelques semaines, de l'écriture de Destiné. Les Enfants du destin ne m'inspirait pas, et corriger les premiers livres (ainsi que terminer Le Sombre Minuit) me semblait une bonne manière de me cacher : rester avec des livres déjà écrits empêchent forcément de finir ce qu'on a eu tant de mal à accepter...

Le monde sombre.

Et les hommes, eux, ne perdent pas espoir.

Espictura vit la fin.

L'Arbre s'étouffe dans la terre qui l'héberge.

Et les dieux regardent le monde qu'ils ont construit partir et mourir, ils le regardent et savent qu'ils ne peuvent rien faire, ils ne sont rien de plus pour l'instant que des spectateurs d'un monde qui doit encore faire ses preuves.

Pourtant, certains de ces dieux ont pris part au combat.

Est-ce par leur main que viendra la fin ?

Le Pouvoir des Dragons

Écrivain ; 2006 : Dans la gueule du dragon
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L
Cette période est bien trop flou pour que je laisse un commentaire, je vais attendre la réécriture (trololo) ou un plan, ou alors je n'écris pas de commentaire.
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